DUMORTIER Estelle

DUMORTIER Estelle

 

 

 

 
 
invitée « A l’ombre des arbres » 2020

 

 

 

Estelle Dumortier est née en 1977 à Bruxelles. Après plus de dix ans où elle travaille dans le domaine des arts plastiques puis de la danse, elle crée l’association La Traversante en 2013 près de Lyon où elle explore les croisements entre les écritures littéraires, chorégraphiques, musicales, plastiques, scéniques. Elle y anime des ateliers et formations écriture / danse, des rencontres et lectures publiques d’écrivain.e.s, et mène également un travail de dramaturgie auprès de la compagnie de danse contemporaine Autre MiNa. Elle écrit de la poésie qu’elle publie en revue (N4728, Bacchanales, Microbe, Les Hommes sans Epaules, Multiples…) et qu’elle présente lors de lectures publiques. En 2014 et 2015, elle est la poète associée au Tremplin poétique du réseau des bibliothèques de Lyon. En 2017, elle rejoint le collectif Écrits/Studio et crée des pièces radiophoniques de poésie qu’elle joue en public. Livre à paraitre : Où l’air ne chute pas (2021, éd. La Passe du vent).

Liens : https://www.facebook.com/Latraversante/ et http://ecritsstudio.free.fr

SAUTEDE Laurie

Laurie Sautedé

 

 

danseuse
invitée « A l’ombre des arbres » 2020
Performance dansée

Voir sa chaîne YouTube

 

Laurie Sautedé est danseuse. Elle enseigne la danse contemporaine au sein de différentes structures. Elle aborde aussi la création en danse avec les mots, le mot par la danse, pour s’aventurer entièrement dans un monde de lettres, de métaphores et d’allusions subtiles, au travers du corps et de ses sensations.

 

LAUGIER Emmanuel

Emmanuel LAUGIER

 

 

Ecrivain
invité « A l’ombre des arbres » 2020
rencontre lecture

 

 

 

 

Emmanuel Laugier est né en 1969 à Meknès (Maroc). Vit à Nîmes. Études de Philosophie, travaux sur l’exclusion de la poésie de la cité chez Platon (L’Homère de Platon), puis sur Les figures du don dans l’œuvre d’Yves Bonnefoy. A publié une dizaine de livres, dont, dernièrement Chant tacite, (Éditions Nous). Il donne également des chroniques sur la poésie contemporaine au journal d’information littéraire Le Matricule des Anges depuis 1993, et des articles pour différents collectifs ou revues. Il a également dirigé, entre autres collectifs (sur ph. Lacoue-Labarthe, JP Courtois, JM Reynard, Pierre Parlant, etc.), le Cahier Jacques Dupin Strates (éd. Farrago, 2000) et constitué l’édition de Par quelques biais, vers quelques bords, l’ensemble de ses écrits sur l’art en 2009 aux éditions P. O. L.

BIBLIOGRAPHIE

  • L’Œil bande, Deyrolle Éditeur, 1996 (épuisé)
  • Et je suis dehors déjà je suis dans l’air, Édition Unes, 2000
  • Son / corps / flottant, Didier Devillez, 2000 (épuisé)
  • Vertébral, Didier Devillez, 2002 (épuisé)
  • Portrait de têtes, Prétexte Éditions, 2002
  • Tout notre aer se noirci & Du Bartas, La Sepmaine (2), Éditions I :1, 2003
  • Suivantes, Didier Devillez, 2004 (épuisé)
  • Mémoire du mat, Virgile, 2006
  • For, Argol, 2009
  • l.t.m.w, Éditions Nous, 2013
  • Crâniennes, Argol, 2014
  • L’Œil bande,postface Anne Malaprade, réedition Unes Éditeur, 2016
  • Chant tacite, Éditions Nous, 2020

 

RICHARDOT Fabienne

Fabienne RICHARDOT

 
 
 
Animatrice d’ateliers d’écriture
invitée « A l’ombre des arbres » 2019
atelier d’écriture et
rencontre lecture

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Après un parcours classique dans l’enseignement des lettres, au détour de rencontres et de pratiques autour de l’atelier de l’écriture, j’ai obtenu le DUAAE (Diplôme Universitaire d’Animateur d’Atelier d’Ecriture) à l’université Paul Valéry de Montpellier, sous la direction de Jean-Paul Michallet.
Fondatrice de l’association La Machine à écrire, je partage mon temps entre l’animation auprès de mes élèves de lycée et des membres de l’association, et mon écriture personnelle, qui a pris une place de plus en plus importante au fil de la fréquentation en tant qu’ « écrivailleuse » des ateliers de Jean-Paul Michallet.

NGUYEN-DAO Anne

NGUYEN-DAO Anne

 
 
 

 
Photographe
 
invitée « A l’ombre des arbres » 2019 et 2020
parcours photographique et entretien

 
 
 
 
La photographie est présente depuis longtemps dans mon histoire. Un oncle qui tenait une boutique de photo dans les années 40 à Hanoi ; mon père qui nous photographiait au quotidien avec un appareil Kodak, dont j’ai hérité vers mes 20 ans. J’ai fait mon premier reportage, sans savoir que c’en était un, avec cet appareil ; c’était aussi la période des labos-photos « maison » installés dans les salles de bain.

Dans les années 80, des études de langues à l’Institut des langues orientales (INALCO), puis traductrice, rédactrice, journaliste… Photographe autodidacte, à la faveur de rencontres avec des photographes. Une rencontre déterminante, en 2006 avec Philippe Cibille, photographe de presse, spécialisé dans la culture et le spectacle, connu pour ses clichés de jazz dans les années 80-90, puis pour son travail sur le cirque contemporain. Il devient mon « mentor » en photographie, et je me décide à m’aventurer plus sérieusement sur ce territoire de l’image.

Je photographie des objets, des œuvres d’art, des objets du quotidien… Je me suis mise à collectionner les images de ceux dont j’essayais me débarrasser, sans y parvenir, et ça donne plusieurs choses, que je raconte dans « Tej », des ensembles cousus de fil rouge.

La règle du jeu : consigner des éléments historiques de l’objet à jeter, le prendre en photo, le jeter.

Après quelques semaines de cette pratique, il devient évident que ce processus d’abandon des objets est beaucoup trop lent et contre-productif par rapport au but initial, qui était de parvenir à se débarrasser, parfois après… 30 ans (vertigineux !), d’objets dits « inutiles ». Il faut donc désolidariser temporellement la prise de vue et l’écriture.

La série « Tej » est en cours depuis plusieurs années, elle accueille maintenant des objets dont d’autres ont voulu se débarrasser, des végétaux…

« Une photo par jour »

Le jeu a été proposé par Jean-Michel Unger, sculpteur et sympathisant du Klub photo animé par Philippe Cibille.

Nous devions publier les photos de la semaine chaque dimanche sur la page Facebook du Klub.

A force de photographier et de publier sur le web, à force, à force, quelque chose finit par s’user et se craqueler. Cela vous pousse dans vos retranchements et vous oblige à vous reposer les deux trois questions sur le fait que vous prenez des photos. Cela vous amène à observer quels sujets vous photographiez. Cela vous fait toucher la distance troublante qu’il y a entre les images produites et les émotions qui vous occupaient juste avant que vous n’appuyiez sur le déclencheur.

Car à ce moment-là précis, on devient quelqu’un d’autre, plus fort, plus positif, plus grand, avec tous ses capteurs branchés sur le monde. À cet instant-là on est photographe, probablement.

Ce que l’on voit ici, ce sont les planches contact hebdomadaires des images publiées sur Facebook sur une période de 6 mois. C’est la dernière étape avant de les rendre publics, le moment des doutes, le moment où il faut accepter qu’on n’est pas tous les jours génial-e, le moment de plus grande frustration par rapport à l’outil Facebook qui n’est franchement pas un « embellisseur » d’images. Les planches contact sont imprimées sur une même bande de papier de 8 m de long, refermée en cercle.